Une dynamique liturgique

Célébrer la splendeur de Dieu

Déroulement d’un culte

Dieu invite les humains au culte pour les bénir. Ils répondent à son appel et vivent une liturgie bienfaisante. Son Esprit rayonne en chacune et chacun individuellement et collectivement.

dialogue d’ouverture

La tradition nomme ce temps invocation.

Pour s’ouvrir à la présence de Dieu.

Ces paroles peuvent prendre la forme d’un dialogue car le culte est un dialogue entre Dieu et les humains. Dieu s’exprime par sa Parole et offre sa bénédiction, les humains lui répondent par la prière et la louange. Le dialogue d’ouverture invite à échanger avec le divin, compris de manière large (Dieu, le Souffle, la Source, le Sens …).

Remarque : Il ne s’agit pas d’appeler Dieu à se joindre à nous car il nous invite. Sa présence discrète nous est offerte. En écho au dialogue d’ouverture le culte peut se terminer par un dialogue de clôture.

Exemple
« Nous ouvrons ce temps.
Que nos esprits s’apaisent.
Que nos cœurs s’éveillent à la présence

Car elle nous précède et nous relie. »

Prière de la joie

La tradition nomme ce moment louange.

Pour dire notre joie parce que nous sommes ensemble avec Dieu

Ces textes expriment la reconnaissance pour la vie, la relation, la conscience, la beauté, le sens, etc.

Remarque : Elle évite les formulations traditionnelles faisant référence à des concepts inopérants dans les esprits de notre époque (la grâce, le salut etc.).

A éviter

Dans d’anciennes formes certains cultes commençaient (après l’invocation) par le sommaire de la loi. Le but était de culpabiliser l’assemblée en lui donnant conscience de son incapacité à vivre selon la volonté divine. Ce rappel de la loi était suivi d’un récital péjorant l’humain appelé confession des péchés.

Exemple
« Nous te remercions pour la lumière de ce jour.
Pour les visages qui nous entourent.
Pour la vie qui circule, fragile et forte. »

Prière des tristesses

Une tradition place ici un moment appelé confession des péchés.

Pour exprimer notre désarroi devant le mal universel

Malgré tout le bon de la création et la proximité de Dieu dans la vie, tout être vivant se retrouve victime de douleurs personnelles et de disfonctionnements collectifs. Nous naissons dans un monde marqué par le mal depuis la nuit des temps et nous en souffrons.

Selon la Bible, la souffrance est une injustice et dans ces situations les auteurs de l’Ecriture reprochent à Dieu de se cacher. Or Dieu écoute nos souffrances et cela fait du bien de lui confier le chagrin, le désespoir ou même la révolte qui nous habite parfois.

Remarque : Il n’est pas possible de tout dire, les expériences tragiques sont légion et prennent toutes sortes de formes. Il s’agit simplement d’exprimer une douleur en exemple symbolique des disfonctionnements individuels et collectifs.

A éviter :

Ne pas proposer de texte appelé confession des péchés. Il dévalorise l’humain comme si les individus avaient le pouvoir d’empêcher le mal présent dans la vie depuis qu’elle existe.

Exemple :

« Il y a tant de choses qui, ferment la relation.
Qui détournent de la vie.
Qui nous éloignent les uns, les unes des autres.

Seigneur Dieu, ne te caches pas

Et prend soin de nous »

Prière de l’amour de Dieu

La tradition nomme ce moment paroles de grâce.

Pour rappeler la présence de Dieu auprès ne nous

Au-delà de nos malheurs personnels et des disfonctionnements du monde Dieu comprend l’humanité et descend vers elle pour la bénir. Chaque humain possède, aux yeux de Dieu, une valeur, exceptionnelle et inaltérable. Rien n’enferme l’être humain dans le malheur, même celui provoqué par ses manques ou ses erreurs.

Remarque : Ces textes doivent être coordonnés avec la prière des tristesses. Sinon ils demeurent une affirmation abstraite, extérieure à la souffrance des gens. Il faut bien sûr éviter les expressions traditionnelles ne parlant plus aux oreilles de notre temps (la grâce, le salut …)

Exemple

« Rien ne nous enferme dans nos manques.
La vie nous appelle encore et toujours

Quoi qu’il nous arrive.
Un chemin s’ouvre toujours devant vous. »

Pour ouvrir la bible

Appelé souvent prière d’illumination.

Pour ouvrir nos cœurs à l’écoute de la Parole de Dieu

Dans certaines traditions, une prière plus générale porte, symboliquement, toutes les prières individuelles de l’assemblée. Dans ce cas, il est souhaitable qu’elle corresponde au thème du message à venir.

Pour respirer après la prédication

Après le temps de la prédication, l’assemblée a besoin de respirer. C’est l’occasion de lui offrir de beaux textes spirituels n’entrant pas dans la logique liturgique : louange, tristesse et joie.

Remarque : il est souhaitable qu’ils répondent au message en en illustrant le thème de manière poétique.

A éviter : Ne pas placer ici une confession de foi en en faisant la réponse de l‘assemblée à la prédication. Il s’agit d’une théorie et cela ne correspond pas à la réalité. Les confessions de foi sont des textes théoriques, sans encrage dans le vécu et excluant tous ceux qui ne s’y reconnaissent pas

Prière pour toutes et tous

Appelé intercession par la tradition.

Pour manifester notre présence au monde

Prier en faveur de certaines personnes, porter devant Dieu diverses situations, bref exprimer tout ce qui nous tient à cœur. Il s’agit d’évoquer ici tout ce que l’assemblée souhaite confier à Dieu en prenant des exemples à valeur symbolique. C’est un acte de présence au monde.

Remarque : Comme il s’agit d’exprimer la solidarité pour les autres, d’élargir le regard aux événements du monde, de manifester la solidarité et l’engagement intérieur … cela peut donner un texte tout en longueur. Ici un refrain peut rythmer les paragraphes comme par exemple : Seigneur notre Dieu, écoute nous !

A éviter : la stigmatisation de groupes de personnes car cette prière doit rester constructive. Accuser ce n’est pas réparer.

Exemple :
« Nous pensons à celles et ceux qui traversent l’épreuve.
À celles et ceux qui luttent pour vivre dignement.
Donne nous audace et imagination

Afin d’agir pour le bien du monde

avec nos limites et nos possibilités. »

Dialogue de clôture

En écho au dialogue d’ouverture.

Il exprime la sortie du temps liturgique vers le quotidien, l’ouverture à l’existence renforcée par le vécu du culte. Il rappelle la dignité de chacun/chacune et se conclue par les paroles de bénédiction.

Exemple:
« Allez dans la vie, elle vous attend.
Recevez ce jour comme un espace à habiter.
Que confiance et courage vous accompagnent.

Et nous recevons toutes et tous la bénédiction de Dieu. »